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L E F L A M E N C O | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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LA SALSA
Chaque pays de la zone des Caraïbes s'attribue tour à tour la paternité de la salsa, particulièrement Cuba et Porto Rico. En réalité, la salsa popularisée aujourd'hui est née à « Spanish Harlem », le quartier hispanophone de New York, vers la fin des années 1960. Elle est le fruit d'une longue maturation des musiques afro-caraïbes, principalement afro-cubaine, et un mélange de nombreuses influences. DES ORIGINES LOINTAINES…
A Cuba, au début du XVIe siècle, les Indiens réduits en esclavage par les Espagnols dans les plantations de canne à sucre, et plus tard les milliers de Noirs, provenant surtout du Golfe de Guinée, vont mélanger leurs traditions vivaces (surtout africaines) aux traditions arrivées d’Espagne. Plus tard, à la fin du XVIIIe siècle, les Français fuyant Haiti arrivent accompagnés de leurs propres esclaves et apportent aussi une contribution culturelle.
Dans le creuset qu'est alors Cuba, de nouvelles musiques se développent à partir de ces influences et notamment le « son » qui finit par dominer la culture musicale au début du XIXe siècle, non seulement à Cuba, mais dans la plupart des pays des Caraïbes, notamment à Porto Rico. Les Portoricains, eux, en plus d'importer et d'adopter les musiques cubaines, développent leurs propres genres musicaux, le seis, la bomba et la plena. Et comme ils commencent à émigrer vers New York à partir des années 1920, leur musique devient autant un produit new-yorkais que portoricain. L'invention du mambo, vers 1940, influence aussi la future salsa. Il s'agit d'une fusion des rythmes afro-cubains avec le swing et le jazz. A cette époque-là, les Cubains à leur tour commencent à émigrer massivement vers les États-Unis. La musique cubaine commence une nouvelle vie à l'extérieur de son île et la table est mise pour l'explosion des la salsa des années 1960. La présence du piano, de la basse, des cuivres et de nombreux instruments de percussion est typique de la musique salsa. De plus, la clave, instrument composé de deux morceaux de bois qui, entrechoqués, marquent le rythme, se retrouve dans toutes les salsa. Cette alliance donne à la salsa son caractère flamboyant et jazzé. Grossièrement, la salsa se danse sur une musique à huit temps sur lesquels on exécute six pas du type gauche-droite-gauche, droite-gauche-droite. Selon le style qu'on lui apporte, on dira que vous dansez la salsa cubaine, portoricaine ou colombienne. Cette salsa est très dynamique et nécessite une parfaite coordination des deux danseurs. Les Cubains ayant l'habitude de danser dans des endroits bondés, leur style est épuré et avec très peu de jeux de jambes. C'est une danse de rue, populaire et sociale. Le style portoricain La salsa colombienne contient peu de passes. La danse n'est pas très technique malgré des jeux de jambes élaborés en miroir. Mais c'est surtout l'esthétique et le style des danseurs qui priment. Malgré ces différences de style et ces difficultés plus ou moins corsées, les salsas cubaine, portoricaine et colombienne sont avant tout de la salsa et peuvent se danser sur la même musique. Vous pourrez enchaîner une passe de style cubain après un pas portoricain sur le même morceau selon l'inspiration du partenaire, le but premier de la salsa étant de danser, s’amuser et se faire plaisir. LA SALSA AUJOURD’HUI … Aujourd'hui, la salsa a si bien conquis le monde, que l'on ne compte plus le nombre de styles de danse : salsa tango, salsa hip-hop, salsa thérapie… Bref, chacun crée son propre style et adapte ses passes selon ses acquis et ses goûts. Mais toujours avec le même amour commun pour la musique. Tempo afro-cubain oblige, la Salsa est en vogue dans les Caraïbes se danse sur toutes les pistes branchées du moment. Sensuelle, elle permet de rencontrer de séduisants danseurs (on change souvent de partenaire !). Il suffit de quelques cours pour s’approprier le pas de base mais quelques mois seront nécessaires pour atteindre la maîtrise des pas. Matériel : La jupette est de rigueur et les talons facilitent les figures de style et les glissements chorégraphiques sur le parquet. Des cours de Chachacha, Merengue, Samba, Valse etc... peuvent également être donnés sur demande. |
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BY FADIA YARED