![]() |
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
L E F L A M E N C O | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Les trois piliers du flamenco sont :
Dans le flamenco, le chant a un statut à part vis-à-vis de la guitare et de la danse, éléments devenus très importants, certes, mais au départ non indispensables. N’oublions pas qu’à l’origine, la plupart des chants s’interprétaient « a palo seco », c’est-à-dire sans aucun accompagnement. C’est encore le cas pour certains cantes comme les Tonas, certaines Siguiriyas, les Martinetes (avec pour seul accompagnement les coups du marteau sur la forge), les Mineras, Carceleras… soit les premiers chants du « Cante Primitivo ». Encore aujourd’hui, dans les fêtes gitanes privées, les cantaores se passent volontiers d’instruments, se contentant de « palmas » qui accompagnent chants et danses. Par la suite, la guitare est devenue un élément important en tant qu’instrument d’accompagnement ou instrument soliste, et de nos jours, on peut affirmer que le chant, la danse et la guitare occupent chacun une place tout aussi honorable et qui fait que l’existence de cette harmonieuse trilogie est l’une des grandes richesses du Flamenco. Pour bien comprendre et apprécier le Cante Flamenco, il est très important d’accepter le fait que l’auditeur de flamenco ne doit en aucun cas chercher dans la voix des cantaores la pureté, la beauté du ton, bref, les perfections de ce qu’on a l’habitude de considérer comme étant une « bonne voix » pour le chant, car, et c’est essentiel de le souligner, le « chant » est une chose et le « cante » en est une autre bien différente. Dans le cante flamenco, le caratère de la voix, ses qualités techniques et stylistiques intrinsèques sont véritablement fondamentaux. Ils sont le gage de la personnalisation de l’interprétation. C’est pourquoi le flamenco peut recevoir toutes les voix sans que le sens esthétique en soit mis en cause. La capacité expressive et émotionnelle, la bonne mesure ou rythme et la vibration réunies dans les interprétations, sont les valeurs dont on doit tenir compte : ainsi une voix ingrate, courte, peut tout à fait rendre en flamenco d’excellents résultats expressifs. Il peut même arriver que le surpassement de la part de l’artiste de ses limitations et de ses défauts de voix enrichisse son art, et c’est ce qu’on appelle « pelear con el cante » ou bagarrer avec le cante. Ainsi dans le registre du cante flamenco on pourra distinguer sans apporter aucun jugement de valeur, la voix rauque connue sous le nom de afillà en mémoire de « El Fillo » qui lui donna son nom, la voix critalline et veloutée comme celle de Vallejo, appelée aussi voix « laina », La voix ronde (redonda), à la fois douce et moelleuse, qui était celle de Thomas Pavon,les voix graves, aigues,les voix naturelles dites aussi de poitrine ou gitane et qui se distinguent par une cette déchirure particulière, cette cassure caractéristique des voix gitanes (Fernanda de Utrera, Camaron de la Isla...), les voix nasales, claires, lisses, sèches, de fausset etc.
En revanche, le cante est totalement dépendant du sens le plus strict du rythme et de la mesure. Même les chants appelés libres comme les Chants des Mines et du Levant, les Granainas et les Malagueñas dans lesquels l’interprète peut se permettre quelques fantaisies, doivent répondre à certaines normes musicales. A plus forte raison dans les chants « a mesure » (tangos, tientos, alegrias, bulerias, soleares…) où l’artiste doit respecter scrupuleusement le compas exigé par le chant tout en gardant le juste équilibre et l’harmonie avec la guitare.
On retiendra donc que la voix du cantaor est avant tout chose le gage de la personnalisation de l’interprétation, l’invention ou la création pure et absolue ne se faisant que très rarement dans le flamenco. On distinguera cependant chez les interprètes les « créateurs » auteurs de versions ou de variantes plus ou moins personnelles du cante flamenco, et les « interprètes » proprement dits du long répertoire déjà créé.
Le chant en lui-même se déroule en général en quatre « étapes » qui peuvent être les suivantes :
L’histoire a retenu les noms de « Tio Luis el de la Juliana » de « el Planeta » et de « El Fillo » comme étant les premiers cantaores à être reconnus, suivis au début du XXe siècle par Manuel Torre, Tomas Pavon, La Niña de los Peines, Antonio Mairena, Manolo Caracol, et plus proches de nous Terremoto de Jerez, El Lebrijano, José Menese, Chano Lobato, Paquera de Jerez, les sœurs Fernanda et Bernarda de Utrera, Carmen Linares, et bien entendu Jose Monje « El Camaron de la Isla »
|
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
BY FADIA YARED